Effet Mer

effet-mer-logoAu printemps 2008, un groupe d’une vingtaine de personnes se réunit dans un estaminet breton, le Café du Port de l’Ile Tudy. L’envie de créer un temps fort d’animation, local et hors saison, les rassemble pour un incertain brain-storming. À l’extérieur, une marée haute de fort coefficient lèche les fondations des maisons les plus proches de la ria. Quelques propositions fusent, axées principalement vers les courants artistiques. Le groupe soupèse les idées; pas simple de se lancer dans une opération de ce genre dans une région où abondent les festivals culturels…

Puis est jetée sur la table l’idée suivante : un festival qui s’appellerait Si la Mer monte, résolument ancré sur les problématiques de la montée des océans et du dérèglement climatique , mais qui se voudrait non anxiogène car doublé d’un riche volet musical et artistique.

Chaque année, par delà ces questions appréhendées à l’échelon local et breton, une autre région de France et du monde serait l’invitée d’honneur, histoire de montrer que d’autres personnes, d’autres collectivités sont déjà engagées par la réflexion, le débat et par des actions concrètes face à ces défis nouveaux.

La proposition fait mouche, l’association naît instantanément sous l’appellation Effet Mer, la première invitée est toute trouvée: ce sera la Camargue à défaut de Venise car la barque qui sera mise à l’eau n’a encore guère de ressources. La charpente du festival est immédiatement construite et ne va pas bouger substantiellement depuis lors en s’appuyant sur une volonté de pédagogie, d’échange d’expériences, de diffusion scientifique sérieuse, rigoureuse et abordable pour tous. Bref, un havre d’échanges respectueux, fermes ou détendus.
Si la Mer monte ? Comme une évidence pour ce groupe de personnes aux engagements, aux centres d’intérêt pourtant si divers au départ. Pourquoi?

L’explication se trouve en partie dans le nom même du lieu de cette réunion : l’Île Tudy, petite commune du Finistère. Les milliers de touristes ou tout simplement de résidents locaux, bigoudens et quimpérois qui y viennent flâner, se baigner arrivent pourtant bien par la route…

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