Le Climat, nous en parlons, nous sommes nombreux, le soir, à écouter la météo. Ça ne correspond jamais à ce qu’on vit le lendemain, c’est chiant comme la pluie d’en parler tous les jours, mais c’est idéal quand on n’a rien à se dire, ou quand on n’arrive pas à se dire ce que l’on doit se dire.

Que vous êtes-vous dit ?

Rien, on a parlé de la pluie et du beau temps. Ça m’a fendu le cœur.

Cette scène tellement banale dit bien que le climat est essentiel, que nous y sommes aussi sensibles que n’importe quelle plante, mais que nous en sommes dans le même temps très incapables, du fait de cette étanchéité de notre peau.

 

Texte de Arno Bertina , page 42 du livre « Du souffle dans les mots », paru chez Arthaud